• Jade Éthier Bélec

Un an de pandémie - Discussion à cœur ouvert

Mis à jour : il y a 3 jours


J’écris ce texte, toute émotive ce soir. Je suis remplie de ressentiments et de frustration. Je ne vois pu mes amies, ni ma famille, ou à peine. Et si on se voit, on doit garder nos distances. Le 2 mètres. Attention! Pas de câlin… ça pourrait être dangereux. Oui il y a la Covid, et je suis pleinement consciente de la gravité de la situation, ça fait « juste » 1 an qu’on en parle à tous les jours aux nouvelles. Mais câline, outre la santé physique, il y a aussi la santé mentale.


Vous savez quoi? Il y a quelques mois, j’ai retonti en pleurs chez mon père et j’ai éclaté en sanglots. EN ZONE ROUGE. Ouh lala. Ma famille m’a dit: "Jade, n’attend pas si longtemps. Viens nous voir. Si ça feel pas, débarque à la maison, on est là."


La réalité, c’est qu’on est en pleine pandémie (la fin approche, yeah) et on a peur de un, se contaminer, de deux, se faire juger et de trois, se faire prendre et payer une amende salée! Mais câline, faut-il se rendre fou et passer sur le bord de la dépression? Je dis pas que j’en suis rendue là, je dis juste qu’il ne faut PAS se rendre là. Tsé, avec un peu de recul, de l’extérieur, j’ai l’air d’une fille heureuse, que tout lui sourit, mais on va se dire les vraies affaires, on a tous nos downs et nos moments plus sombres. Pour ceux qui me connaissent, je suis une fille ultra familiale et dieu sait que j’ai besoin de ma dose famille une fois semaine MINIMUM. Dans les derniers mois, ça s’est plus résumé à 1 fois par mois dehors et on va prendre une marche, comme la moyenne des ours.

Crédit photo : Unsplash Ekaterina Shakharova

Depuis plus d’un an maintenant, je suis en télétravail et je suis donc à la maison pratiquement 100% du temps. Les 4 mêmes murs de mon bureau que je vois en continu, sont légèrement entrain de me rendre dingue! Non mais, parlons-en avec franchise et transparence, tant qu’à en parler.


Mes contacts avec les gens sont pratiquement que virtuels. Je suis tannée et j’ai juste hâte que la pandémie se termine, pour commencer à aller rencontrer les gens en VRAI. Tsé ces personnes qui habitent la même planète que nous. Sans blague, comme plusieurs d’entre vous probablement, mes contacts humains sont pratiquement inexistants depuis les derniers mois, et comme vous pouvez sûrement vous aussi le constater, ça commence à affecter pas mal le moral.


Bon. Maintenant que le méchant est sorti, le message que je veux m'assurer de vous transmettre à travers ça c’est : SORTONS LE MÉCHANT ET COMMUNIQUONS. Ne gardons pas ça en dedans! N’accumulons pas et n’attendons pas qu’il soit trop tard. C’est lourd à porter sinon; beaucoup trop lourd.


Après les besoins physiologiques et les besoins de sécurité, saviez-vous que ce sont les besoins sociaux qui suivent en termes d’importance dans la pyramide de Maslow? C’est un besoin fondamental de socialiser chez l’être humain; c’est dans notre nature! C’est donc normal qu’on ressente un manque présentement. Et avec tout ce qui se passe depuis 1 an, c’est tout à fait justifié de ressentir de la colère, de la solitude ou encore de la peine.


Crédit photo : Unsplash Minai Neiconi


Sortons le méchant quand on en ressent le besoin; que ce soit à l’écrit, en faisant du sport, en criant dans son char! Oui, oui, vous avez bien lu. Essayez de ne pas le faire à une lumière rouge. Ça se peut que la personne arrêtée à côté de vous vous regarde bizarrement… et puis, tant pis! Mais je vous le dis, quand vous êtes seule et que vous roulez sur l’autoroute, essayez de crier de toutes vos forces et de toute votre puissance… vous allez voir que ça fait drôlement du bien!

J’ai écouté une capsule sur la gestion de la colère récemment et j’ai trouvé vraiment intéressant les trucs qu’ils donnaient. Ça peut s’appliquer à la colère, mais aussi à pleins d’autres émotions. Je vous la partage ici.

En gros, voici ses conseils :

  1. Écrire ce qui nous perturbe, tout ce qui nous passe par la tête et ce qu’on ressent

  2. Communiquer ce qui ne vas pas; ne pas accumuler

  3. Définir les valeurs qui nous importent et qui sont affectées par le problème

  4. Apprendre à se connaître (notre corps, nos émotions, notre manière de fonctionner)

  5. Se vider de nos frustrations par le sport

  6. Se connecter au moment présent par le yoga ou la méditation

En conclusion, en prenant un recul, j’analyse mon état d’esprit en ce moment, et je me sens déjà moins chargée émotivement qu’au début de mon article. En écrivant, je sens sincèrement que ça m’a permis d’évacuer de ma frustration et de ma tristesse. Et je pense que ça se ressent aussi à travers mon écriture.


Sur ce, je vous dis bonne fin de pandémie mes ami(e)s! Lâchez pas!

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